L’IA n’est plus une tendance. C’est déjà en train de changer la manière dont les produits sont conçus, testés et lancés.

Alors l’objectif de cet article n’est pas de vous montrer encore une fois “l’effet magie” de l’IA, vous avez déjà vu des milliers de contenus sur le sujet, mais plutôt de vous partager mes réflexions et mon avis en tant que fondateur d’agence aux premières loges, sur ce qui explique son succès.
Introduction
La création assistée par l’IA, ou vibe designing / coding, c’est la promesse de pouvoir créer sans connaissance technique, avec un langage naturel, en “promptant”.
Vous avez forcément vu une vidéo ou un post sur le sujet, car en 2026 absolument tout le monde en parle. Mais certains précurseurs le prédisaient déjà il y a quelques années.
Car la promesse de briser la barrière entre la technique et le marketing n’est pas nouvelle. Et on l’a déjà vu avec les outils no-code / low-code.
Mais cette fois-ci, à la différence d’outils comme Shopify ou Webflow, qui demandaient malgré tout une certaine courbe d’apprentissage technique, la promesse semble réellement tenue par l’IA.
Les profils non techniques deviennent capables de créer, tester et lancer seuls. Et à l’inverse, les profils techniques peuvent aller beaucoup plus vite, en s’appuyant sur des systèmes plutôt que sur une exécution manuelle.
Cette fois-ci, la promesse fonctionne vraiment
Je trouve que la citation d' Erik Schluntz, Member of Technical Staff chez Anthropic est très juste.
Car la grande différence aujourd’hui avec les IA, c’est qu’on peut presque complètement oublier qu’il y a du code derrière les systèmes que l’on crée, et se concentrer uniquement sur le résultat final.

Et pour y arriver, il suffit d’utiliser les bons outils au bon moment :
- Lovable et Base44 permettent déjà de créer des logiques backend intéressantes
- GPT et Gemini sont très performants pour la génération et modification d’images
- Et Anthropic (via Claude) couvre aujourd’hui une grande partie du spectre web : webdesign, prototypage animé, motion design et même développement.
Mais ce qui est intéressant, c’est que les facteurs d’accélération de son adoption ne sont, à mon avis, pas uniquement techniques.
Ils sont en grande partie cognitifs.
Une machine à créer… très addictive
Car au-delà de la techno, ce qui change vraiment, c’est la psychologie derrière.
→ La sensation de jeu
Si vous avez essayé, vous le savez. Utiliser une IA générative dans une interface aussi user-friendly est extrêmement addictif.
Je le décris souvent comme “playful”, car on a littéralement l’impression de jouer avec Claude.
→ La gratification instantanée
On peut créer quelque chose en quelques secondes et voir une idée prendre forme immédiatement. Et ça, c’est magique.
→ L’effet IKEA
Notre tendance à surévaluer ce que l’on crée nous-mêmes, connue sous le nom d’ “effet IKEA”, joue énormément. On est fier de ce qu’on produit. Donc on continue. Et on pousse en production.

Une combinaison qui en fait une machine très addictive, qui accélère son adoption.
Une vitesse qui change complètement les règles
Les IA génératives permettent de matérialiser des idées et d’itérer extrêmement rapidement, même seul. Un profil marketing peut aujourd’hui gérer le déploiement complet d’une idée, du design jusqu’au développement, avec un seul outil comme Claude.
Et on le ressent déjà dans l’agence:
- Nos designers prototypent et animent des versions codées.
- Et on observe même chez nos clients des premières bases de maquettes, voire pour les plus avancés d’entre eux, des modules directement intégrés en production.
Ce n’est donc plus une question de compétence. C’est une question de vitesse.
Et cette vitesse ne change pas seulement la manière de créer.
Elle déclenche une dynamique beaucoup plus large.
Une course mondiale à l’IA
Et en plus de ça, il y a une dynamique macro-economique qu’il est impossible d’ignorer.
1. Les financements
Énormément d’argent est en jeu.
Les valorisations des leaders sont stratosphériques :
- Anthropic (plusieurs centaines de milliards estimés)
- OpenAI (plusieurs centaines de milliards estimés aussi)
Et même les plus petits acteurs lèvent rapidement. Tout le monde cherche à se positionner.
On peut même relever des pivots qui se réalisent, avec par exemple la marque de chaussures Allbirds.
2. La compétition
On est dans une véritable course mondiale à l’IA où chaque acteur (privé comme public, car les états le sentent aussi) veut gagner cette bataille.
3. Le FOMO
On vit une révolution industrielle. Il n’y en a pas souvent. Et après Internet, c’est probablement l’une des plus importantes dans la tech. Donc forcément, tout le monde accélère pour ne rien rater.
Pourquoi ça ne va pas ralentir
Et cette dynamique ne va pas ralentir, car l’IA permet :
- Les profils deviennent de plus en plus horizontaux et multi-casquettes
- Les experts, eux, deviennent encore plus précis dans leur niche
Et surtout, tous les outils qu’on utilise depuis des années intègrent ou vont maintenant intégrer de l’IA nativement
Ce n’est donc plus une option.
C’est une évolution structurelle, renforcée par tous les facteurs évoqués précédemment.
Les limites existent… mais ne freineront pas la tendance
Alors oui, il y a évidemment des risques :
- Limites technologiques (notamment les coûts énergétiques de ces solutions)
- Cybersécurité (nombreuses attaques sur du code AI gen récemment)
- Freins étatiques et des régulations dans les usages
- Ou bien même des questions éthiques soulevées par certains acteurs
Mais la réalité, c’est qu’au vu des valorisations d’OpenAI et d’Anthropic, j’imagine mal un ralentissement. Mais plutôt une fuite en avant avec :
→ des solutions qui vont continuer à s’améliorer, devenir plus performantes, et probablement moins coûteuses en énergie
→ des startups spécialisées dans la cybersécurité, adaptées aux infrastructures “vibe-codées” (si ce n’est pas Claude eux-mêmes qui s’en occupent SOON)
→ et l’humain qui, comme toujours, va s’adapter
Bref, un monde post-révolution IA qui sera “simplement” un monde organisé différemment.
What’s next : l’ère agentique
Mais alors après ? Quelle sera la suite ?
A court terme, quand vous commencez à beaucoup utiliser ces outils, vous le sentez déjà :
Rester derrière son ordinateur, relancer des prompts, itérer en boucle… ça devient vite répétitif. Et lassant. C’est là qu’on perd la combinaison jeux, vitesse, satisfaction qui en fait son succès.
Et c’est là que l'agentique arrive.
Avec les agents, vous pouvez littéralement vous “dupliquer” :
- moins d’effort manuel
- plus d’itérations
- une vitesse d’exécution décuplée
Mais la réalité aujourd’hui, c’est qu’il y a encore des niveaux.
Et performer à grande échelle avec l’IA demande encore d’être bon techniquement. Un segment de marché qui crée un avantage compétitif fort pour les agences agentiques, à l’image de Vydera.
Mais pour combien de temps encore ?
Car le monde s’adapte déjà.
Les entreprises commencent à remplacer les coûts liés au SaaS par des solutions métiers extrêmement personnalisées, chapeautées par des Solution Architects et des ingénieurs internes. Les premiers signaux du marché sont déjà là : les SaaS legacy évoluent vers des approches headless et agent-first pour rester compétitifs.

Et ce n’est pas du FOMO.
C’est une direction de marché claire, avec des acteurs comme Anthropic qui ne s’en cachent pas et viennent challenger les équilibres existants.
Mon avis (conclusion)
Je pense que tout le monde devrait commencer à intégrer sérieusement l’IA dans son workflow.
Et surtout en profiter maintenant.
Car cette phase ne va pas durer : les prix vont augmenter, les accès évoluer (Claude commence déjà à ajuster ses limites d’usage.)
Car même si :
- d’un point de vue artistique, certains chercheront à prendre le contre-pied
- et que, côté business, l’humain et la marque n’ont jamais été aussi importants
L’IA ne va pas ralentir.
Pas parce que la technologie est parfaite. Mais parce que tous les facteurs d’une révolution technologique sont alignés : capabilité, incitation et adoption.
On est déjà en train de passer d’un monde où l’on utilise des outils, à un monde où l’on pilote des systèmes. Et dans ce contexte, la vraie compétence n’est plus seulement de savoir faire. Mais de savoir quoi faire… et comment le faire exécuter.
Les écarts ne vont pas disparaître, ils vont se déplacer. Et ceux qui comprendront ça tôt auront une longueur d’avance difficile à rattraper.

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